Pourquoi The Evil Dead et SPASM sont-ils un si bon match?

Pourquoi The Evil Dead et SPASM sont-ils un si bon match?

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lundi, 17 octobre 2016
Nouvelles

Par KRISTOF G.

 

Mais pourquoi diantre retrouve-t-on The Evil Dead (1981) à l’affiche de SPASM cette année? SPASM, ce n’était pas un festival de courts métrages québécois, ça? Surtout que The Evil Dead est une franchise comptant quatre longs métrages (dont une refonte), une populaire série télé (dont on vient de confirmer une troisième saison) et plusieurs autres incarnations (un « musical », des jeux vidéo et autres bandes dessinées), ayant à ce jour engrangé plus de 150 millions de dollars US à l’international. Assoyez-vous donc, mesdames et messieurs, dans le confort de votre salon, de votre chalet au fin fond du boisé, sur le bord du foyer, pour siroter votre breuvage préféré, mononc’ Kristof va vous expliquer à quel point c’est une excellente idée.

 

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Et si on passait anachroniquement du coq à l’âne en montant avec McFly à bord de la DeLorean pour revenir aux débuts de SPASM? Les plus (ou moins) sages se souviennent qu’après avoir organisé une couple de partys d’halloween plus que populaires, une petite troupe de potes étudiant en cinéma (menée par Jarrett Mann, président du festival) s’était dit que ça serait l’fun de monter une petite soirée de projection de courts métrages horrifiques.

 

De fil en aiguille, le party est devenu festival, au grand plaisir des trippeux cinéphiles d’ici. Qui dit trippeux, dit passionnés, donc très souvent des adeptes de la philosophie DIY, pour Do It Yourself (Fais le toi-même), qui s’applique non seulement à l’halloweenesque culture de la costumade (ou cosplay dans la langue d’Ash) mais aussi à la plupart des artisans des films, courts et longs, qui y sont présentés depuis déjà 15 années.

 

En 2010, la programmation de SPASM s’est élargie, en démontrant une inclusive ouverture d’esprit. D’abord, en acceptant des films de la francophonie, ensuite en disant oui au monde entier, SPASM a changé son fusil d’épaule, réalignant sa cible, son positionnement et sa même vocation. L’année suivante, une mise à jour du concept fit passer ce festival de film dédié au genre québécois à un événement axé sur le cinéma insolite ouvert sur l’international, tout en maintenant un fort béguin pour le septième art « bio » ou artisanal car fait maison, ici-même au Québec, bien évidemment.

 

bagmanCe qui est fait à la main, rudimentaire car fauché, mais dont le potentiel est indéniable, comme lorsqu’on a visionné pour la toute première fois Bagman : Profession Meurtrier (à SPASM en 2004), petit diamant non-poli de nos petits chéris de chez RoadKill SuperStar – RKSS (Turbo Kid). Comme lorsque, peu après avoir eu été intrigué par ce titre étrange (L’Opéra de la terreur en version française, quelle traduction de  titre insolite!) et cette pochette fascinante (mettant en vedette cette fille surgissant de la terre en hurlant d’effroi), on fut ébloui par le talent de Sam Raimi et de ses dévoués équipiers.

 

Tous ceux et celles qui ont jadis inséré la susmentionnée VHS dans leur VCR n’ont pas trop été surpris d’apprendre que l’inventif (et subséquemment ultra-influent) réalisateur allait être responsable de la première trilogie filmique des aventures de l’Homme-Araignée, en plus de se réjouir en y découvrant les clins d’œil à sa première trilogie parsemés ici et là dans l’un ou l’autre des susmentionnés blockbusters.

 

affiche-spasm-20061-796x1024Car l’intérêt de prendre part à SPASM, en plus de pouvoir boire et rire en compagnie de nos pairs (dotés d’intérêts similaires), est de pouvoir découvrir AVANT TOUT LE MONDE des artisans de talents, dont certains œuvreront dans le cinéma de demain. La gang de RKSS en est une preuve bien vivante. De plus, ce n’est pas pour rien que pour sa 5e édition (en 2006), SPASM rendait hommage en image (poster + programme) à l’Opéra de la terreur, qui fut à l’époque l’une des réalisations indépendantes les plus célébrées du genre. Oh non. Donc, pour tout plein de raisons, le classique devait un jour être présenté à Montréal, pour le public en délire de SPASM.

 

 

 

Et sachez qu’il n’y avait pas meilleur moment que cette année, alors qu’on célèbre non seulement la 15e édition du festival mais également les 35 ans du chef d’œuvre culte appelé The Evil Dead (en version originale anglaise). Comme un coup de douze dans le tronc ou dans le front de ta fiancée devenue possédée. Un deux pour un, t’sais. D’ailleurs, vous pouvez justement vous faire un doublé, comme cette projection sera présentée en programme double avec la traditionnelle Grande Soirée Horreur, au Club Soda le 28 octobre, en collaboration avec le Requiem Fear Fest, première édition.

 

betsySurtout que les quatre cinquièmes de la distribution, dont celles qu’on surnomme les « ladies of the Evil Dead » dans le circuit des conventions horrifiques, seront DANS LA PLACE, pendant que Raimi et Bruce ‘Ash’ Campbell mangeront de la soupe dans leur grosse cabane à Hollywood (#humourHAHA). Ainsi, Betsy Baker (Linda, blonde d’Ash), Ellen Sandweiss (Cheryl, sœur d’Ash), Theresa Tilly (Shelly, blonde de Scott, pote d’Ash) et Richard Demanincor (alias Hal Delrich au générique, l’interprète de Scott) nous joindront pour cette très spéciale projection, qui s’annonce groovy en maudit.

 

Bref, le 28 octobre au Club Soda, à l’unisson avec le Necronomicon et de ses « kandarian » démons, ça va résonner clairement plus qu’à l’opéra. Pas le choix, lorsqu’on parle d’un massacre démoniaque avec une scie mécanique, right?

 

Evil Dead – 35e anniversaire

Vendredi 28 octobre à 23h59

Club Soda

 

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